![]() |
Chapitre 1 : EROSION HYDRIQUE | ![]() |
VI. Lutte contre
l’érosion hydrique
Devant ces problèmes préoccupants d'érosion, les populations développent, en générale, deux types d'attitude:
Ce
sont les aménagements les plus connues et les plus
utilisées par les agriculteurs. Ce sont des constructions qui
arrivent à
casser la pente. Ces terrasses tirent leur nom de la forme qu’elles
donnent au
versant lorsque celui-ci est totalement aménagé. Les successions de
terrasses
prennent en effet la forme d’un escalier ou de gradins. Ces terrasses,
accrochées au versant, doivent s’adapter à la pente de
celui-ci : lorsque
la pente augmente les terrasses rétrécissent tandis que le mur (ou le
talus) de
soutènement prend de la hauteur.
On distingue, parmi ces terrasses, celles qui sont soutenues par un mur et celles qui sont soutenues par un talus.
a/ Les terrasses en gradins soutenues par des talus
|
b/
Les
terrasses en gradins soutenues
par des murs |
Il existe plusieurs possibilités pour construire ce type de terrasses. Cela dépend de la profondeur du sol, de l’espace disponible et de la quantité de cailloux présents sur le terrain.
c/ les billons, les cultures associées et l’agroforesterie
Dans cette rubrique, nous allons plus détailler le type d'aménagement par billons.
Les caractéristiques
de billons
-
Les billons
sont des petits cordons
en terre: selon les courbes de niveau
-
Ils ont une
hauteur comprise entre
0,2 et 0,4 m.
-
Leur largeur
à la base est variable,
et peut parfois atteindre 0,9 m.
-
Ils sont
utilisés sur des pentes
faibles. Ils sont généralement construits avec une pente très légère (2
à 3 %),
qui permet l’écoulement d’une cuvette à l’autre.
-
Il y a
divers types de billons :
des billons simples et des billons cloisonnés. Les billons cloisonnés
sont des
petites cuvettes de 2 à 10 m2 entourées par des
billons de terre. Les
billons peuvent également être consolidés en pierres quand la parcelle
se situe
dans le lit d’un oued.
- Ils donnent une rugosité au sol, ce qui facilite l’infiltration et ralentit le ruissellement. Ce type d’équipement sous forme de billons permet l’infiltration d’une quantité maximale d’eau : cela permet donc la culture de nombreuses espèces Les espèces nécessitant un apport important d’eau sont cultivées dans les cuvettes (la luzerne par exemple), et les espèces les plus résistantes à la sécheresse sont semées sur les billons (le maïs par exemple).
Les objectifs
d’installer des billons
Condition
d’application / Localisation / Coût :
• Les billons
et billons cloisonnés
sont utilisés sur des pentes faibles (< 12 %, et souvent proche
de 3 %).
• Pour une
réalisation à la main, il
faut compter 10 à 15 HJ (homme jour) de travail d’ouvriers qualifiés.
• Pour une
construction mécanisée, il
suffira de 1 à 2 heures par ha de travail suivant la pente (White
House).
Conception :
•
La
réalisation des billons se fait
traditionnellement à la charrue tirée par deux bêtes. Elle se fait
suivant les
courbes de niveau afin d’économiser le travail des bêtes.
•
Sur les
parcelles maraîchères, le
travail se fait exclusivement à la main (utilisation de la houe). Les
billons
sont construits avec la volonté de conduire l’eau de cuvettes en
cuvettes
Suivi
et
Entretien:
-
Les
billons nécessitent un entretien quotidien:
-
Etant
composés uniquement du sol :
- Ils sont
sensibles aux forts orages
et aux crues (notamment dans le lit des oueds). Leur entretien consiste
en la
restructuration des billons les plus affaissés
- Ils sont sensibles au désherbage des cuvettes dans les parcelles maraîchères.
Avantages :
+
Augmentation et stabilisation des
rendements par unité de surface cultivée.
+
Concentration de l’eau dans des
cuvettes longitudinales, rectangulaires, losangiques,… ce qui favorise
l’infiltration et le stockage de l’eau dans le sol.
+ Ralentissement
du ruissellement par
une augmentation de rugosité du sol due aux billons.
+ Double
culture possible dans le fond
des cuvettes et sur les billons suivant l’exigence des plantes en eau.
Inconvénients
+
Possibilité de favoriser le
ravinement si les billons ne sont pas réalisés rigoureusement selon les
courbes
de niveau.
+ Sensibilité
forte aux excès d’eau
dus aux orages ou aux crues.
+ Difficulté
de réalisation sur des
pentes supérieures à 12 %
d/ La gestion conservatoire de l’eau, de la biomasse et de la fertilité des sols (GCES) : est une stratégie participative visant à mieux gérer les ressources en eau, en biomasse et en nutriments. Cette approche a été nommée « Land husbandry » par les anglophones et « Gestion conservatoire de l’eau, de la biomasse et de la fertilité des sols » (GCES) en français. Elle tient comme principe que les aménagements antiérosifs ne peuvent être durables sans la participation paysanne, cette stratégie tient compte de la façon dont les ruraux perçoivent les problèmes de dégradation des sols et propose l’intensification de la productivité des terres pour faire face à la croissance démographique.
Les méthodes antiérosives sont des techniques qui agissent en modifiant le trajet de l'agent d'érosion et en réduisant sa force. En voici quelques exemples de mesures de lutte les plus utilisées et qui vont être traités dans cette partie selon le plan suivant:
|
* Amélioration de la structure du sol *
Création d'obstacles au ruissellement
Couverture
permanente du sol Rideaux Banquettes Levées
de terre Fossés
de protection Terrasses Captation
des eaux de ruissellement 1. Exutoires naturels 2. Exutoires artificiels a/ Les bandes d'arrêt enherbées b/ Les haies vives c/ Les cordons de pierres (stone bonds) d/ Les murettes de pierres sèches (stone walls) e/ Les Bassins de sédimentation et de contrôle du débit * Protection des pentes contre l’érosion a/ travaux selon courbes de niveau b/ culture en bandes alternantes * Correction torrentielle 1. Cas des petites ravines 2. Cas des grosses ravines |
* Amélioration de la structure du sol
Le renforcement de la résistance du sol à l'entraînement par l'eau passe par l’amélioration de la stabilité de sa structure grâce à des amendements humifères, des amendements calcaires qui stabilisent les complexes argilo-humiques et par des bonnes pratiques de gestion du sol (mise en défens, rotations des cultures, travail approprié du sol, … etc.).
* Création
d'obstacles au ruissellement
Couverture permanente du sol
- La végétation protège le sol de l'impact des gouttes de pluies, elle ralentit les filets d'eau superficiels et favorise ainsi l'infiltration.
- La couverture végétale peut être faite de végétaux vivants ou morts.
En zone montagnarde, on peut procéder à la végétalisation des badlands pour les sols sensibles à l’érosion par ravinement généralisé. L’installation d’une végétation à croissance rapide tels que Eucalyptus, Acacia, pins, Atriplex, laurier rose, cactus, etc. assure une amélioration de la couverture du sol et son enrichissement en matière organique.
pin d’Alep sur
banquettes au Maroc.
Le rôle de
la Végétation dans la protection contre
l’érosion se résume en:
•
L'interception
des gouttes
des pluies permet
la dissipation de l'énergie cinétique, ce qui diminue dans une large
mesure
l'effet "splash".
• Les plantes ralentissent les eaux de ruissellement par la rugosité qu’elles donnent au terrain
• Elle
augmente la cohésion du sol par
son système racinaire
Un rideau se forme à la limite d'un champ en pente quand le labour est fait parallèlement à cette limite. Des broussailles, puis des arbres y poussent et s'opposent au ruissellement et à l'entraînement du sol.
Ce sont des levées de terre de faible hauteur (0.50 m) établies selon les courbes de niveau; elles sont généralement plantées par des arbres permettant de valoriser les surfaces marginales, de fixer les ouvrages et améliorer l'infiltration. Elles sont utilisées en DRS. Elles sont des petites terrasses horizontales, perpendiculaires à la ligne de la plus grande pente, dans le but est de remodeler une parcelle. Le talus à l’amont de la banquette dépasse rarement 1 mètre de haut. La largeur de la terrasse varie entre 0.5 et 2.5 mètres. S’il s’agit d’éléments de banquette, la longueur est comprise entre 4 et 10 mètres.
Figure 1.27. Des coupes transversales de Rideaux et de banquettes.
Conception :
• Construire
des petites terrasses horizontales, perpendiculaires à
la ligne de plus grande pente, dans le but de remodeler une parcelle.
• Ces ouvrages sont très souvent couplés avec la plantation d’arbre fruitier (dominance de l’olivier, suivi du figuier, rosacées, grenadier, etc.).
Conditions
d’application /
Localisation / Coût:
• Cette
technique s’applique sur les pentes faibles à moyennes (<
30 %), et sur des sols relativement profonds.
•
En réalité,
les paysans les construisent sur des pentes très fortes
(60%) et avec des espacements très courts (1 à 2 m).
• Le
coût par
mètre linéaire, comprenant la plantation d’un fruitier
(olivier ou figuier), se situe généralement autour d’un HJ
• Si
les
plantations associées se font par l’Etat, il est important
de sélectionner des espèces qui suscitent l’intérêt des populations
locales.
Cela permet une bonne intégration dans le système d’exploitation et
garantit le
suivi et l’entretien par le propriétaire et donc une durabilité à
moindre coût.
Suivi
et entretien
• Etant peu
consolidés, ces ouvrages
doivent faire l’objet d’un suivi attentif.
• Un contrôle
est nécessaire après
chaque averse.
• Même s’il s’agit d’aménagements de l’Etat, l’entretien doit être fait par le propriétaire bénéficiaire. Il doit veiller au maintien du bourrelet et du talus et s’occuper des arbres mis en place. Le suivi de l’espèce fruitière dépend de l’intérêt des populations.
Fossés de protection:
Ces fossés sont creusés en amont du terrain à protéger pour intercepter les eaux de ruissellement. Ils sont enherbés. Ils débouchent dans un exutoire adéquat.
Les fossés sont construits, perpendiculairement à la plus grande pente, sur les versants pentus (40 à 60%) afin de valoriser les terres de montagne. Par leur disposition le long des courbes de niveau, ils permettent de réduire le ruissellement, améliorer le stockage d’eau dans le sol et favoriser la production fruitière.
Terrasses :
On
les trouve sur les versants et
dans
les fonds des vallées, entre les lits des oueds et le début des fortes
pentes.
La construction se fait sur les sols profonds afin d’éviter d’aller
dans la
roche mère. Il n’est pas recommandé de les construire sur les pentes
faibles
(10 %) du fait de leur coût prohibitif. Elles
ont aussi pour but de créer une SAU supplémentaire
utilisable pour les
cultures vivrières qui sont associées souvent à des plantations
d’arbres
fruitiers.
Figure 1.29. Les oliviers sur terrasse.
Dans cette section, nous allons aborder deux types de terrasses: les terasses qui sont soutenues par des murs en pierres sèches et cellesqui sont soutenues par le talus.
Terrasses soutenues par des murs en pierres sèches
Description:
• Cette technique s’applique aux pentes moyennes à fortes, où la charge caillouteuse est importante.
• Les murs sont alignés suivant les courbes de niveau et dont l’espacement augmente quand la pente diminue.
• Les dimensions des murs:
Hauteur: de 1 à 3 m
Base: de 0,4 m à 0,8 m
Longueur peut dépasser plusieurs dizaines de mètres.
• La dimension de la terrasse entre deux murs:
Largeur: de 3 m à 15 m;
• Souvent, cette technique est couplée à un système d’irrigation.
Figure 1.30. Schéma descriptif d’une terrasse irriguée.
Figure
1.31. Aménagement
en terrasse
associé à un système d’irrigation.
• La construction de ce type de terrasses dépend de:
- la profondeur du sol,
- l’espace disponible
- la quantité de cailloux présents sur le terrain
• Elles sont conçues pour les terrains à pentes fortes
• Selon les conditions de travail (disponibilité en pierre, les difficultés du terrain) : un mur de 1,2 mètres de hauteur et d’une longueur entre 1 et 5 m exige 1HJ.
Conception
Il y a plusieurs manières d’aménager des terrasses selon les conditions de la zone considérée. La première méthode est de construire le mur et d’apporter le remblai et la terre, à l’aide de la traction animale, depuis les fonds de vallée. Cependant, si la profondeur du sol le permet, la pente peut être entaillée ; ceci permet de limiter les volumes de remblais et de disposer de terres.
Construction d’une terrasse.
Coupe transversale d’une terrasse en construction.
Suivi
et entretien
• Les travaux d’entretien sont très faibles voir inexistants.
• Lors des premières années, il faut porter une attention particulière aux points sensibles de la construction comme le sommet et les extérieurs.
• Après de fortes précipitations, surveiller les décrochements ou les éboulements provoqués par ruissellement.
Terrasses soutenues par des talus
Description
• Les terrasses sont confectionnées selon les courbes de niveau
• Ces talus ont généralement une hauteur comprise entre 1 et 2,5 m suivant la pente du versant
• La dimension de la terrasse:
Largeur: 4 à 10 m
• Les talus peuvent être laissés à nu sur les sols peu érodables et peu pentus.
• Les talus sont plantés d’herbacées ou d’arbres fruitiers sur les versants pentus et sensibles à l’érosion.

Condition
d’application / Localisation / Coût
• La construction se fait sur des sols profonds afin d’éviter d’atteindre la roche-mère lors du terrassement
• Il n’est pas recommandé de les construire sur des pentes inférieures à 12 % du fait de leur coût prohibitif
• Sur des pentes > à 30 %, la surface cultivable perdue devient trop importante pour rentabiliser cette technique. Alors mieux vaut se tourner vers des terrasses soutenues par des murettes de pierres)
• Le coût est assez important: pour réaliser entre 4 et 6 mètres de talus, il faut 1HJ.
Coupe transversale schématique des terrasses avec talus.
Suivi
et entretien
• Ces talus requièrent en général peu d’entretien, surtout s’ils sont plantés en herbe ou en arbres
• Il est nécessaire d’entretenir le sillon au pied du talus, afin de permettre le drainage et l’évacuation des eaux excédentaires pendant les orages
• Il faut entretenir les billons ou billons cloisonnés si la parcelle en est pourvue
• Les paysans doivent laisser une marge d’au moins 50 centimètres entre le bord du talus et le dernier labour.
Avantages
des terrasses
• Permet de valoriser les terrains en pente
• Bonne infiltration et maintien des sols fertiles (terres arables) grâce à la contre-pente, ce qui induit des rendements importants
• Ouvrages massifs résistants aux orages si le labour est bien réalisé (résistance accrue par une consolidation avec des pierres)
• Entretien peu important et faible nécessité de matériaux de construction en cas des terrasses sur talus.
• Technique qui demande beaucoup d’investissement pour sa mise en place (parfois besoin d’ouvriers extérieurs)
• Perte en superficie cultivable mais possibilité d’y planter des arbres
• Doit suivre les courbes de niveau
• La pente maintenue sur les terrasses doit être très faible
• Risque d’effondrement du talus si le labourage est mal réalisé
• Seules les pentes comprises entre 12 et 30 % assure une rentabilité à l’ouvrage.
Captation des
eaux de ruissellement
Les exutoires servent à recueillir les eaux de ruissellement apportées par les ouvrages de canalisation.
1. Exutoires naturels: ce sont des prairies permanentes installées dans des dépressions pouvant être fauchées ou pâturées, des bois ou taillis sur pente faible composés d'espèces à fort pouvoir de pompage (peupliers, saules...), des petits ravins à couvert végétal...
a/ Les bandes d'arrêt enherbées : peuvent réduire le ruissellement de 30 ou 60 % par rapport au témoin et l'érosion de 30 et jusqu'à 10 % du témoin (Roose et Bertrand, 1971).
L'enherbement des inter-rangs (Photo de Le Bissonnais).
L'enherbement des inter-rangs est une pratique culturale qui s'est développée comme moyen de conservation des sols et de l'eau. L'ancrage du sol par le système racinaire augmente sa résistance à l'arrachement par le ruissellement.
A la place de l’enherbement, on peut utiliser Plusieurs matériaux entre les inter-rangs tels que : composts d'ordures ménagères, pailles, écorces. Le choix s'effectue en fonction des ressources locales disponibles et d'impacts tels ceux sur le réchauffement du sol, le risque de gelées printanières, l'apport d'azote lors de la minéralisation de la matière organique, le risque de développement de parasites et le risque de pollution des sols par les métaux lourds.
La bande enherbée peut de jouer un double rôle : elle permet de lutter à la fois contre l'érosion et contre les pollutions des cours d'eau par les produits phytosanitaires d'origines agricoles et le ruissellement des matières en suspension.
Les
« bandes
enherbées » protègent l'eau et
jouent éventuellement
un rôle important de
corridor biologique.
b/ Les haies vives : constituées de deux à trois lignes d'herbes ou d'arbustes plantés en quinconce et qui fonctionnent également comme des micro-barrages perméables très efficaces.
Figure 1.32. Haies vives renforçant le cordon de pierre.
c/ Les cordons de pierres (stone bonds) : Il s'agit de deux à trois niveaux de pierres rangées en courbe de niveau de façon à se renforcer l'une l'autre. Ces cordons de pierres ralentissent le ruissellement, l'étalent en nappes de telle sorte qu'il s'infiltre en moins d'une heure, provoquant ainsi la sédimentation successive des sables, des agrégats puis des particules fines humifères, lesquelles vont former une croûte de sédimentation. Seul l'excédent des eaux passe au-dessus du premier niveau de pierres.
Description
• Cette technique consiste à épierrer la parcelle et à regrouper les pierres de façon à obtenir une petite rangée (2 à 3 niveaux) alignée suivant les courbes de niveau.
• Les Grès et les calcaires conviennent bien à ce type de construction.
• Les dimensions:
- La base: varie entre 0,4 et 0,8 m
- La hauteur: 0,3 à 1 m
- La longueur: les plus longs peuvent dépasser 40 m.
• L’espacement entre deux cordons diminue lorsque la pente de la parcelle augmente.
Évolution d’un cordon pierreux.
Condition
d’application / Localisation / Coût
• Cette technique est favorisée par les versants pierreux, où la disponibilité et la proximité en matière première rendent son transport facile.
• Ils sont applicables sur des pentes assez moyennes et faibles (< 30 %), où les effets modérés de l’érosion garantissent la pérennité du système.
• Le rendement journalier est d’environ 16 mètres/homme, pour un cordon d’une hauteur de 0,7 m.
Conception
• La conception est manuelle en disposant les pierres en lignes pour obtenir un cordon
• La construction de telle structure est progressive
• Lorsque la terre est au sommet du cordon, le propriétaire l’élève à nouveau.
• Pour rendre le cordon plus solide, le paysan peut utiliser un appui avec des souches hautes laissées en place.
évoluant en cordons le
long
des
courbes de niveau (vue de près).
Pour
une meilleure consolidation de ce type d'aménagement, les
paysans utilisent des souches végétales afin d'assurer une
bonne
stabilité de ces cordons de pierre comme le montre la photo suivante:
Éléments de cordon soutenus par des souches.
Suivi
et entretien
• Suivi quand c’est nécessaire
• Les alignements pierreux sont sensibles aux forts épisodes orageux qui peuvent les déstructurer et provoquer leur effondrement : Les travaux d’entretien sont donc tributaires des aléas climatiques et de la solidité de la construction.
Avantages
• Valorisation des produits de l’épierrage.
• Maintien de la SAU et préservation de la productivité.
• Facile à mettre en place.
• Diminution du ruissellement et amélioration de l’infiltration.
• Construction souple et progressive.
• Technique ancestrale, largement répandue et intégrable par les populations locales.
• Consolidation biologique naturelle.
Inconvénients
• Nécessite des pierres à proximité.
• Infiltration insuffisante lorsqu’une pente est maintenue.
• Doit suivre les courbes de niveau.
• Doit couvrir la totalité de la pente.
• Besoin de beaucoup de pierres à proximité pour étendre l’aménagement.
• Construction sensible dans les zones orageuses.
d/ Les murettes de pierres sèches (stone walls) : Il s'agit d'un mur construit soigneusement en empilant des pierres plates calées par de petits fragments de roche. On en trouve fréquemment dans les massifs montagneux gréseux. Pour construire un muret de pierres sèches, il faut d'abord creuser une tranchée en courbe de niveau jusqu'à un horizon cohérent, mettre en place, au fond et sur la paroi de la tranchée, un filtre drainant constitué d'une couche de sable et de gravier.
Conception
• Les murettes sont des structures plus stables que les cordons et donc plus adaptées aux pentes faibles et moyennes (5 - 30%).
• Elles demandent une conception et une construction plus élaborée que les cordons.
• Elles sont plus pérennes que les cordons.
• Elles sont souvent continues là où les pierres sont abondantes.
• Les écartements entre les murettes sont très variables et sont plus étroits pour les fortes pentes.
• La longueur des murettes peut concerner la largeur de tout le versant.
• Les pierres sont empilées soigneusement, mais sans ordre particulier: les grosses doivent être mélangées aux minces pour assurer une bonne stabilité.
• Les
dimensions de la murette:
-
La base: 50 à 60 cm
-
La largeur supérieure: 40 à 50 cm.
-
La hauteur: 40 à 50 cm.
Coût
de construction
• Il varie en fonction de la disponibilité des matériaux. De plus, une murette est plus compliquée à construire étant donné que ce n’est pas un simple empilement de matériaux. Pour une murette de 1 m de hauteur, un homme réalisera à peu près 1 ou 2 m par jour.
e/ Les Bassins de sédimentation et de contrôle du débit : sont des ouvrages fréquemment réalisés pour empêcher l'érosion des berges et l'érosion en ravins. Ils arrêtent l'érosion causée par un écoulement concentré mais sont inefficaces contre l'érosion en nappe. Également connus sous le nom de « terrasses en canaux », ces bassins servent en quelque sorte de réservoirs aux eaux de crues pour les petits bassins versants. Il empêche l'érosion des terres situées en aval en contrôlant le débit de pointe de l'écoulement du bassin versant.

Figure
1.36. Rétention
de l'eau et du sol par un bassin de
sédimentation et de
contrôle du débit.
Conception
Avant de
concevoir les bassins de sédimentation et de contrôle du débit, il faut
:
-
étudier la topographie du
terrain
-
identifier les types de
sols, les
caractéristiques du bassin versant et la place de l'exutoire.
Avantages
Inconvénients
• Les
réseaux
de bassins de sédimentation et de
contrôle du débit doivent être soigneusement conçus par des personnes
compétentes avant d'être construits.
a/ travaux selon courbes de niveau: culture en courbes de niveaux (action de cultiver la terre en suivant le relief plutôt que la pente). En ce faisant, on oriente la rugosité du sol due aux mottes et aux petits creux, on les oriente perpendiculairement à la pente de telle sorte que l'on ralentit au maximum la nappe d'eau qui pourrait ruisseler. Ce procédé utilisé comme moyen de conservation des sols et de l’eau, n’est efficace que sur les pentes faibles ne dépassant pas 4%. Sur ces pentes, les travaux selon les courbes de niveau suffisent pour contrecarrer l’érosion en nappe (sheet erosion) que l’on ne perçoit pas toujours dans ses débuts.
b/ culture en bandes alternantes: « strip cropping » (action d'alterner en bandes étroites des cultures labourées, perpendiculairement à une longue pente. C’est un procédé de culture en bandes parallèles (le plus souvent parallèles aux courbes de niveau) qui est utilisé lorsque la pente augmente et que le labour selon les courbes de niveau ne suffit pas pour arrêter l’érosion. On peut distinguer deux types de bandes alternantes : les bandes alternantes selon les courbes de niveau et les bandes alternantes transversales continues. La largeur des bandes dépend de la pente, de la perméabilité du sol et de son érodibilité.
*
Correction torrentielle
Elle
s’applique au ravinement et aux torrents. Les torrents sont des cours
d’eau à
régime spasmodique, à pente forte et qui travaillent dans des matériaux
faciles
à affouiller. Ils provoquent beaucoup de dégâts et menacent les
villages, les
champs cultivés, les voies de communication, etc
Bien
que limitée dans l'espace, l'érosion en ravine est importante par les
volumes
de terre mis en jeu, et par les risques qu'elle fait courir à la
stabilité des
ouvrages situés en amont. De plus, les ravines servent fréquemment
d'exutoires
aux eaux évacuées par un réseau de diversion.
La conception d'une installation de lutte contre le ravinement comporte trois étapes :
1. Cas des petites ravines
L'activité des petites ravines est très variable d'une région à l'autre en fonction du stade de dégradation atteint.
Dans cette section, nous allons aborder les différentes de mesure pour lutter contre les petits ravins à savoir la correction par la fixation biologique et par des diguettes en pierre sèche.
La fixation biologique par implantation d’une végétation arborée ou herbacée peut constituer une armure défendant les bas-fonds. Ces types d'aménagement a deux objectifs majeurs à savoir premièrement l'amélioration de la productivité agricole ou forestière et deuxièmement la réduction du débit solide et la régularisation des écoulements. L'outil de base est un seuil placé en travers de la ravine et constitué par du matériel végétal vivant.
Objectif :
• Valorisation
des terrains où le ravinement commence
à réduire la SAU et donc diminuer la productivité
• Limitation
de l’élargissement et du creusement des
ravins.
Conception
/
Description / Coût :
•
La
végétation (herbes annuelles ou
pérennes, arbustes et arbres) est plantée ou laissée pousser
naturellement au
fond et sur les berges des ravins. C’est un vrai pansement biologique
des
plaies qu’avaient ouvert l’érosion du sol.
•
Il s’agit
souvent de végétation naturelle maintenue
à une grande densité (chêne vert, lentisque, oléastre, laurier rose,
Tamarix,
herbes, etc.) sur les fonds et les berges des ravins.
• Parfois, - on peut planter des arbres fruitiers ou arbustes sur les berges : olivier, figuier, vigne, agave, cactus, etc.
-
ou planter des arbres à forte densité d’Acacia
cyanophylla, d’Eucalyptus, de
pin,
d’agave, d’Atriplex, de laurier rose, de Tamarix,
de
rétama, de
cactus, etc.
•
Dans
les
zones défrichées et érodées, ces ravins végétalisés, naturellement ou
artificiellement, constituent une sorte d’oasis linéaires.
•
Le
coût est
très variable. A titre indicatif, pour le cas du Maroc, 100 ml de ravin
végétalisé coûte entre 3000 à 6000 dh.
Figure 1.37. Ravin végétalisé (Maroc).
Par ailleurs, l’utilisation des petits seuils en pierres sèches peut jouer un rôle provisoire dans la correction de ravinement avant la mise en place des seuils biologiques par de la végétation. Ces seuils peuvent créer par leur atterrissement un milieu favorable à l'installation des plants.
Objectif :
Il
permet d’éviter le creusement
du sol et l’agrandissement des ravines et rigoles de petites dimensions
aboutissant à des ravins et rigoles de grandes dimensions (50 cm de
large et 20
à 30 cm de profondeur) que le ruissellement non contrôlé avait
entaillé,
endommageant les parcelles et réduisant la SAU céréalière.
• Les pierres sont collectées et transportées sur la parcelle à traiter. Les emplacements sont localisés en fonction de l’ouverture de la ravine et la présence de souche sur les berges.
• Les pierres sont déposées sur le sol sans architecture spéciale et on continue à construire la diguette jusqu’à une hauteur qui dépasse de 10 à 15 cm du niveau initial du sol avant l’incision par érosion.
• Les espacements varient de 2 à plus de 20 m selon l’importance de la ravine, la disponibilité en pierres et la pente du versant.
• Le volume du travail est fonction de l’état de ravinement du champ et de la disponibilité des pierres.
•
Les
paysans
estiment un rdt de 6 ml/HJt.
a/ Stabiliser le profil en long de la ravine dans les secteurs où la tendance générale est au surcreusement. Ces ouvrages retiennent surtout la partie du versant qui serait peu à peu descendue dans la ravine (par sapement de berges et par glissement) si l'incision s'était poursuivie. Ils arrêtent l'érosion régressive au niveau de la ravine ainsi traitée. L'objectif n'est donc pas ici de retenir beaucoup de sédiments, mais de limiter l'approfondissement de la ravine.
b/ Retenir les sédiments dans les sections en transit où l'incision est faible.
Les principes généraux de l'aménagement des grosses ravines sont les suivants:
- Les barrages doivent avoir une grande durée de vie puisque la végétation ne pourra pas venir prendre immédiatement le relais. Ce seront des ouvrages en dur: en gabions mais surtout en maçonnerie de grosses pierres au mortier de ciment.
- La végétation joue un rôle important même si les barrages sont ici la partie centrale de l'aménagement. La végétalisation des atterrissements, sauf dans la partie centrale du canal laissée libre pour faciliter l'écoulement des crues:
• consolide les atterrissements, leur donne une pente plus forte, ce qui se traduit par un volume d'alluvions stockés supérieur;
• canalise et recentre les écoulements et évite ainsi les sapements de berges et le contournement des ouvrages;
• suivant le choix des espèces utilisées produit du bois, du fourrage ou des fruits dans un milieu par ailleurs peu propice aux cultures annuelles compte tenu de la torrentialité.
- Les ouvrages doivent s'appuyer les uns sur les autres, l'écartement étant calculé en tenant compte de la pente de compensation, c'est à dire de la pente observée au fond des ravines sur le terrain où l'on ne constate ni arrachement, ni sédimentation. Le principe de la correction en escalier doit être respecté si l'on veut assurer la pérennité de l'aménagement. Un écartement trop important ou la destruction d'un ouvrage compromet à terme la stabilité de tous les ouvrages supérieurs. En effet l'érosion régressive est particulièrement rapide lorsqu'une masse d'alluvions tapisse le lit de la ravine. Lorsque l'écartement entre les ouvrages est trop important, la base d'un barrage est affouillée, le coût de l'opération est élevé (reprise de la maçonnerie en sous-oeuvre, construction d'un contre-barrage). Il est donc économiquement plus rentable de déterminer l'écartement entre les ouvrages de telle façon que le risque d'affouillement soit minimisé.
Lorsque l'objectif est de stabiliser le profil, il faut traiter les sections où l'incision joue réellement un rôle. Dans ce cas, il suffit souvent d'installer des ouvrages de taille modeste pour cesser cette incision. Lorsque l'objectif est de stocker des sédiments, on intervient généralement plus à l'aval dans des sections à pentes faibles, ce qui permet de retenir un volume d'alluvions plus important pour une même hauteur d'ouvrage. Cet objectif conduit à donner une hauteur plus importante aux ouvrages.
Les travaux de correction torrentielle décrits constituent une technologie à la fois coûteuse et fragile. Le coût est lié à l'emploi de matériaux durables (gabion et maçonnerie) et à la nécessité de dimensionner largement les ouvrages pour leur permettre de résister aux diverses contraintes et risques (chocs de gros blocs, cisaillement des berges instables, etc...).
La fragilité provient de ce que la destruction d'un ouvrage provoque souvent la ruine des ouvrages situés en amont sous l'effet de l'érosion régressive.
Objectif:
• Réduire la vitesse de ruissellement, retenir les sédiments et protéger les infrastructures socio-économiques en aval.
•
Ils
sont
utiles pour la correction des ravins à largeur importante.
Description
/ coût:
• Ce sont des seuils en pierres sèches empilées dans des caisses de grillage métallique galvanisé dites gabions.
• Ils sont implantés dans les lits de ravins.
• Les gabions sont recommandés pour les sols argileux ou argilo-limoneux.
•
Les
gabions
ont les dimensions suivantes: 1m de largeur, 1m de hauteur et 1 à 4 m
de
longueur.
Mur en gabions, construit par l’Etat (Tizgui au Maroc).
• Les ravins développés sur les formations calcaires ou marno-calcaires souffrant d’érosion active par entailles linéaires sont traités mécaniquement par des seuils en maçonnerie en attendant une végétalisation de leurs fonds, berges et impluviums.
• Le but des paysans est de limiter leur évolution et éviter la généralisation du ravinement sur la parcelle.
• Elle consiste à réduire la vitesse de ruissellement, retenir les sédiments et protéger les infrastructures socio-économiques en aval.
• Ce sont des seuils en maçonnerie, qui forment des barrages implantés transversalement dans les lits des ravins.
• Ils se prêtent pour la correction des ravins très larges.
• Les dimensions de l’alignement pierreux peuvent varier de 0.2 – 0.7 m pour la base et de 0.5-1.5 m pour la hauteur. La longueur peut aller jusqu’à 10 m.
• En amont des alignements le ravin peut être fixé par des plantations (fruitières, forestières,…etc) qui bénéficient de l’infiltration de l’eau sur les terrasses formées.
• Quand le ravin s’étend sur une grande distance le long du versant, on installe une série de seuils à des intervalles plus ou moins réguliers pour limiter l’action du ruissellement et faire atterrir les sédiments.
• L’entretien est fondamental pour la pérennité des ces ouvrages.
• Ces barrages ne doivent jamais être très élevés (2 à 3 m).
• Ils ne devront pas être établis dans les terrains très argileux.
• Les coûts de réalisation se situent au niveau des travaux de creusement, du transport des pierres et de la construction du mur.
• Le coût moyen est de 600 à 1000 dh/m3.

Série de seuils en maçonnerie.
|
DIX REGLES POUR L'AMENAGEMENT DES RAVINES (par Roose, 1994): 1. Tant qu'on n'a pas amélioré l'infiltration sur le bassin versant, il ne faut pas tenter de reboucher la ravine (sinon elle trouvera un autre lit), mais prévoir un canal stable capable d'évacuer les débits de pointe de la crue décennale (au minimum). 2. L'aménagement mécanique et biologique d'une ravine peut être réalisé progressivement en 1 à 6 ans, mais il doit concerner tout le bassin dès la première année. La fixation biologique d'une ravine vient consolider les versants et le fond de ravine stabilisé par différents types de seuils; si on inverse l'ordre, les plantes sont emportées avec les terres lors des crues. 3. L'emplacement des seuils doit être choisi avec soin selon l'objectif visé. Si on cherche seulement à rehausser le fond de ravine pour que les versants atteignent la pente d'équilibre naturel, il faut choisir un verrou, une gorge étroite où de nombreux seuils légers pourront s'appuyer sur des versants solides. Si on cherche à fixer le maximum de sédiments ou à récupérer des espaces cultivables, il faut choisir les zones à faible pente, les confluents de ravines secondaires, les versants évasés et construire de gros ouvrages-poids qui seront rehaussés progressivement. 4. L'écartement entre les seuils est fonction de la pente du terrain. Le déversoir aval doit être à la même altitude que la base du seuil amont, à la pente de compensation près (1 à 10 % selon la nature du fond de ravine) qui peut s'observer sur place (zone stable sans creusement ni sédimentation). Dans un pemier temps on peut doubler cet écartement et construire les seuils intermédiaires dès que la première génération de seuil est comblée de sédiments: stabiliser immédiatement les sédiments piégés avec des plantes basses dans l'axe d'écoulement et des arbres sur les versants. 5. Pour éviter la pression hydrostatique des coulées, il vaut mieux drainer les seuils (grillage, chicanes ou pierres libres). 6. Les seuils doivent être ancrés dans le fond et les flancs de ravine (tranchée de fondation) pour éviter les renards et contournements. Au contact entre le sol limono-argileux et les pierres des seuils, il faut prévoir une couche filtrante de sable et de gravier pour éviter que les sous-pressions n'entraînent les particules fines et la formation de renards. 7. Le courant d'eau doit être bien centré dans l'axe de la ravine par les ailes du seuil, plus élevées que le déversoir central. Ce déversoir doit être renforcé par de grosses pierres plates + cimentées ou par des ferrailles pour résister à la force d'arrachement des sables, galets et roches qui dévalent à vive allure au fond des ravines. 8. L'énergie de chute de l'eau qui saute du déversoir doit être amortie par une bavette (enrochement, petit gabion, grillage + touffes d'herbes) ou par un contre-barrage (cuvette d'eau) pour éviter les renards sous le seuil ou le basculement du seuil. 9. Tenir le bétail à l'écart de l'aménagement: il aurait vite fait de détruire les seuils et de dégrader la végétation. En compensation, on peut permettre des prélèvements de fruits, de fourrages et plus tard de bois, en échange de l'entretien de l'aménagement. 10. L'aménagement mécanique n'est terminé que quand on a éteint les sources de sédiments, stabilisé les têtes de ravine et les versants. La végétalisation doit alors se faire naturellement si on a atteint la pente d'équilibre, mais on peut aider la nature en couvrant rapidement les sédiments (herbe) et en les fixant à l'aide d'arbres choisis pour leurs aptitudes écologiques et leur production. Il faut passer de la simple gestion des sédiments à la valorisation des aménagements. |

Figure 1.40. Méthodes simples d'étude du ravinement en Algérie (Roose, 2000).
- Piquets de
fer à béton de 12 mm
torsadé de 80 cm de long, témoins du volume creux ;
- échelle de crue gardant le témoin de
la hauteur maximale en crue ;
- galets colorés mesurés, pesés,
servant à estimer la vitesse maximale atteinte en crue ;
- peigne à aiguilles coulissantes pour
évaluer la rugosité de la surface du sol ;
- seuils pour évaluer
les sédiments « trappés ».
VI.3.
L’intégration de
l’approche participative dans la planification des programmes de lutte
antiérosive
* en commençant par la reconnaissance des traditions et du savoir faire des paysans
Il est important
que les projets de la lutte antiérosive soient flexibles et s’ajustent
aux
priorités paysannes quant à l’unité d’intervention. La lutte
anti-érosive
réalisée par des paysans sur leur propre terrain et selon leur
initiative
propre est généralement bien entretenue. Cependant, l’aménagement du
territoire
demeure sous l’emprise de l’état qui dispose en plus des ingénieurs
compétents,
des moyens suffisants pour mener des actions tels que la reforestation
des
montagnes, l’aménagement des rivières, la stabilisation des zones de
glissements de terrain et la correction torrentielle. Actuellement, la
RTM et
la CES restent des stratégies valables mais qui devraient tenir compte
des
intérêts des paysans.
![]() |
![]() |